Rencontre 6
- Quintette pour piano, opus 87 ( Johann Nepomuk Hummel 1778-1837 ) – Francis
- Médiéval-classique-rythmé, de l’album Sandwich du groupe Les Oreilles en ballade(2008)- Josiane
- Grande ouverture en sol mineur, allegro con brio (Gérald 2008)- Josiane
- Conte fantastique pour harpe et quatuor à cordes, d’après “Le Masque de la mort rouge” d’Edgar A. Poe (André Caplet 1878-1925) – Louis
- Te Deum, allegro (Anton Bruckner 1824-1896) – Francis
Je l’admets, chers lecteurs, il n’y a pas eu beaucoup de mises à jour ces derniers mois. Que voulez-vous, nous sommes des gens occupés! Tellement occupés en fait que même si la date de ce billet indique le 21 décembre, date de la plus récente rencontre de la société, il a été rédigé en réalité le 29 décembre, célébrations des fêtes obligent. Tout cela a le fâcheux effet que toute cette belle musique entendue le 21 décembre n’est plus fraîche du tout à ma mémoire; je me contenterai donc de brefs commentaires généraux.
Francis, notre hôte chaleureux en cette sixième rencontre officielle de la Société, a commencé par une pièce du compositeur allemand Johann Nepomuk Hummel. Ce fut un élève de Mozart, ainsi qu’un rival de Beethoven, nous apprend l’infaillible Wikipedia. Ce compositeur était surtout reconnu pour ses talents de pianiste; c’était, selon ses contemporains, « le plus grand pianiste de son époque ». Cela ressort dans la virtuosité du piano dans la pièce jouée aujourd’hui. On dit qu’on interpréta de moins en moins ses compositions à partir de sa mort en 1837. Avec un rival comme Beethoven, on ne lui reproche pas de s’être fait quelque peu éclipser.
Josiane, petite soeur de Francis, a pour sa part fait jouer deux pièces tirées d’un site web dont je ne me souviens plus du nom (quelqu’un s’en souvient?), site web qui permet de télécharger des pièces musicales de groupes et de compositeurs émergents si j’ai bien compris. Ce n’était pas du même niveau que les pièces qu’on écoute d’habitude, tant au point de vue de l’écriture qu’au point de vue du son (les pièces étaient interprétées par un logiciel et non de vrais musiciens), mais il reste que c’était très intéressant d’écouter ce que des amateurs pouvaient réaliser chez eux, avec un minimum de matériel. Les nouvelles technologies nous donnent des possibilités inouïes au point de vue musical. Cela dit, la question reste toujours mettra-t-on l’effort nécessaire?
J’ai ensuite fait jouer une pièce d’André Caplet, compositeur français contemporain et grand ami de Debussy. J’ai été attiré par cette pièce pour deux raisons: l’utilisation de la harpe, un instrument qui m’est peu familier, ainsi que le fait que j’apprécie tout particulièrement la nouvelle d’Edgar A. Poe dont la musique est inspirée. Le disque dont est tiré cette pièce fait partie du coffret “les musiciens de l’impressionnisme”, comprenant également un disque dédié à Debussy et un autre dédié à Lekeu. La musique est véritablement tout en impressions; on l’entend nous raconter avec émotion cette histoire sordide et fantastique à la fois. J’ai été agréablement surpris par la sonorité de la harpe et ses grandes possibilités en tant qu’instrument (je conseille à ce sujet d’écouter les Divertissements pour harpe du même compositeur, ils sont excellents). Une erreur de parcours à ne pas répéter cependant: cette pièce était particulièrement longue – 17 minutes! – et il faudra se contenter de pièces plus courtes à l’avenir. La musique classique c’est beau, mais ça se déguste mieux en petites bouchées, surtout quand on écoute les pièces pour la première fois.
La dernière pièce, pour dire la vérité, n’était que pour faire plaisir au petit-chanteur en nous (désolé Josiane) . Ah Bruckner! Pour ce qui est de l’écriture en chant choral, tu fais décidément partie des plus grands.
Nous préparons pour les premiers jours de janvier une rencontre spéciale. En effet, plusieurs membres de la société passeront quelques jours dans un chalet dans le nord, et nous nous sommes dit qu’il fallait absolument en profiter pour écouter un peu de musique. À très bientôt!