Poulenc sur Youtube

2 août 2009

J’ai fait plusieurs découvertes très intéressantes l’autre jour sur Youtube en cherchant simplement les termes  “Francis Poulenc choir”. J’étais curieux de découvrir d’autres groupes chanter les pièces de ce compositeur dont j’apprécie tout particulièrement la musique chorale, et j’ai plutôt découvert ceci:

Tout d’abord, la pièce O Magnum Mysterium chantée par le Robert Shaw festival singers choir, dirigée bien entendu par Robert Shaw. C’est une version très réussie de la pièce, qui donne envie de mieux connaitre ce monsieur Shaw que je ne connaissais pas, et qui se révèle être un des plus importants chefs de chœur américain des dernières années. Par contre, ce qui frappe le plus à l’écoute de cette version d’O Magnum Mysterium est surtout la performance des basses à la toute fin de la pièce. Ce n’est pas dans la partition, mais ça saura sans aucun doute faire plaisir à certains (je ne vise personne monsieur chengo!).

Ensuite, un utilisateur de Youtube a eu l’idée géniale de créer des vidéos où non seulement on peut entendre la musique mais on peut également lire la partition en même temps. Le concept est tout simple, mais il fallait y penser! On peut voir un exemple de ce genre de vidéo ici; il en existe pour la musique de Poulenc mais également pour celle de plusieurs autres compositeurs, il suffit de fouiller un peu.

Finalement, une de mes découvertes les plus bizarres fut celle de ce vidéo. On y entend la pièce Tristis est anima mea (encore de Poulenc), mais “chantée” par un logiciel japonais de synthétisation de la voix, le logiciel Vocaloid je crois. Ça donne un résultat ma foi très étrange.

Comme quoi il est vrai que sur le web comme dans la vie, tout est possible!


Une entrée remarquée

12 juillet 2009

Rencontre 7

  1. Sergueï Rachmaninov (1873-1943) – 2e mouv. opus 37, Blagoslovi dushe moya (Nicolas)
  2. Georg Friedrich Haendel (1685-1759) – Te deum von Utrecht, Vouchsafe Oh Lord! (Thomas)
  3. Francis Poulenc (1899-1963) – Les Biches, extrait (Louis)
  4. Goran Bregovic (1950-) – tale 1 : grave disperato; tale 2 : adagio poco febrile; tale 3 : lento arabesco (Nicolas)
  5. Benjamin Britten (1913-1976) – suite Rejoice in the Lamb, pour chorale et orgue (Thomas)
  6. Benjamin Britten (1913-1976) -suite no1 pour violoncelle opus 72, extrait (Louis)
  7. Frank Zappa (1940-1993)- Dog Breath Variations et Uncle Meat, du cd The Yellow Shark, musique orchestrale (Nicolas)

Enfin! La Société du renouveau musical s’est rencontrée à nouveau chez sieur Thomas. Ça faisait longtemps qu’on ne s’était pas rassemblés pour écouter un peu de belle musique, et ce n’est que sur place qu’on s’est rendu compte à quel point ça nous avait manqué! Un nouveau participant cette semaine: monsieur Nicolas, qui nous présente en ouverture un Rachmaninov très senti et très intense. Ce fut une entrée en matière remarquable et remarquée, et je me promets d’écouter davantage de pièces de ce grand compositeur à l’avenir.

Après cette pièce très chargée, une pièce aux harmonies plus conventionnelles, plus épurées, mettant en relief la beauté des voix de ce duo de ténors (?). Le tout évidemment sélectionné par le vétéran Thomas, alias “herr chengo”.

Étant un grand fan de Poulenc et connaissant surtout ses compositions en chant choral, je voulais faire jouer cette semaine une de ses compositions dans un style musical complètement différent. J’ai donc choisi un extrait des Biches, pièce écrite pour un ballet de Bronislava Nijinska, danseuse et chorégraphe russe ayant également chorégraphié entre autres Les Noces de Stravinsky. Comme quoi le monde est petit! Peut-être suis-je biaisé, mais j’ai l’impression que cette pièce est moins exceptionnelle que ses oeuvres chorales. Très jolie et agréable à écouter, mais bon il est très difficile de déloger les Quatre motets pour un temps de pénitence dans mon coeur.

Comme deuxième pièce, Nicolas a décidé de nous faire découvrir un auteur contemporain, Goran Bregovic. Issu de l’ancienne Yougoslavie, il joue une musique métissée, entre le classique et la musique traditionnelle des Balkans. Une musique très originale et diversifiée donc, et un autre artiste à découvrir.

Coïncidence étrange, on dirait que Thomas et moi avons remarqué au même moment que, oh horreur, Benjamin Britten n’était toujours pas dans la liste des compositeurs ayant joué dans les rencontres de la société. Ce fut donc un doublé, au chœur et à l’orgue, puis au violoncelle solo. Le compositeur excelle vraisemblablement dans les deux cas; surtout en tant que chanteurs de chorale, il nous est impossible de nier son immense talent de compositeur.

La soirée fut terminée avec un autre compositeur contemporain que nous avions oublié jusqu’ici: Frank Zappa! On reconnait tout de suite sa musique par l’énergie, et la folie qui s’en dégage. Zappa a enregistré tellement d’albums, il faut bien commencer quelque part!

À noter: en raison du party de la veille dont Thomas et moi n’étions toujours pas remis, nous avons bu du thé plutôt que de l’alcool lors de cette rencontre. (!)


Impressionnisme et internet

21 décembre 2008

Rencontre 6

  1. Quintette pour piano, opus 87 ( Johann Nepomuk Hummel 1778-1837 ) – Francis
  2. Médiéval-classique-rythmé, de l’album Sandwich du groupe Les Oreilles en ballade(2008)- Josiane
  3. Grande ouverture en sol mineur, allegro con brio (Gérald 2008)- Josiane
  4. Conte fantastique pour harpe et quatuor à cordes, d’après “Le Masque de la mort rouge” d’Edgar A. Poe (André Caplet 1878-1925) – Louis
  5. Te Deum, allegro (Anton Bruckner 1824-1896) – Francis

Je l’admets, chers lecteurs, il n’y a pas eu beaucoup de mises à jour ces derniers mois. Que voulez-vous, nous sommes des gens occupés! Tellement occupés en fait que même si la date de ce billet indique le 21 décembre, date de la plus récente rencontre de la société, il a été rédigé en réalité le 29 décembre, célébrations des fêtes obligent. Tout cela a le fâcheux effet que toute cette belle musique entendue le 21 décembre n’est plus fraîche du tout à ma mémoire; je me contenterai donc de brefs commentaires généraux.

Francis, notre hôte chaleureux en cette sixième rencontre officielle de la Société, a commencé par une pièce du compositeur allemand Johann Nepomuk Hummel. Ce fut un élève de Mozart, ainsi qu’un rival de Beethoven, nous apprend l’infaillible Wikipedia. Ce compositeur était surtout reconnu pour ses talents de pianiste; c’était, selon ses contemporains, « le plus grand pianiste de son époque ». Cela ressort dans la virtuosité du piano dans la pièce jouée aujourd’hui. On dit qu’on interpréta de moins en moins ses compositions à partir de sa mort en 1837. Avec un rival comme Beethoven, on ne lui reproche pas de s’être fait quelque peu éclipser.

Josiane, petite soeur de Francis, a pour sa part fait jouer deux pièces tirées d’un site web dont je ne me souviens plus du nom (quelqu’un s’en souvient?), site web qui permet de télécharger des pièces musicales de groupes et de compositeurs émergents si j’ai bien compris. Ce n’était pas du même niveau que les pièces qu’on écoute d’habitude, tant au point de vue de l’écriture qu’au point de vue du son (les pièces étaient interprétées par un logiciel et non de vrais musiciens), mais il reste que c’était très intéressant d’écouter ce que des amateurs pouvaient réaliser chez eux, avec un minimum de matériel. Les nouvelles technologies nous donnent des possibilités inouïes au point de vue musical. Cela dit,  la question reste toujours mettra-t-on l’effort nécessaire?

J’ai ensuite fait jouer une pièce d’André Caplet, compositeur français contemporain et grand ami de Debussy. J’ai été attiré par cette pièce pour deux raisons: l’utilisation de la harpe, un instrument qui m’est peu familier, ainsi que le fait que j’apprécie tout particulièrement la nouvelle d’Edgar A. Poe dont la musique est inspirée. Le disque dont est tiré cette pièce fait partie du coffret “les musiciens de l’impressionnisme”, comprenant également un disque dédié à Debussy et un autre dédié à Lekeu. La musique est véritablement tout en impressions; on l’entend nous raconter avec émotion cette histoire sordide et fantastique à la fois. J’ai été agréablement surpris par la sonorité de la harpe et ses grandes possibilités en tant qu’instrument (je conseille à ce sujet d’écouter les Divertissements pour harpe du même compositeur, ils sont excellents). Une erreur de parcours à ne pas répéter cependant: cette pièce était particulièrement longue – 17 minutes! – et il faudra se contenter de pièces plus courtes à l’avenir. La musique classique c’est beau, mais ça se déguste mieux en petites bouchées, surtout quand on écoute les pièces pour la première fois.

La dernière pièce, pour dire la vérité, n’était que pour faire plaisir au petit-chanteur en nous (désolé Josiane) . Ah Bruckner! Pour ce qui est de l’écriture en chant choral, tu fais décidément partie des plus grands.

Nous préparons pour les premiers jours de janvier une rencontre spéciale. En effet, plusieurs membres de la société passeront quelques jours dans un chalet dans le nord, et nous nous sommes dit qu’il fallait absolument en profiter pour écouter un peu de musique. À très bientôt!


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